St. Moritz Art Academy

Art 40 Basel Art Unlimited: 10 ans de projets ambitieux à l’échelle monumentale

Bâle: 10 - 14 juin 2009

Cette année, l’exposition Art Unlimited, qui est déjà la dixième édition de ce secteur, présente 59 artistes de 24 pays. La liste des artistes qui participent à cette exposition prestigieuse, généreusement soutenue par UBS, se lit comme un gotha de la scène actuelle de l’art contemporain. De nombreux travaux exposés dans la Halle 1 ont été spécialement réalisés pour cette plate-forme. En plus de l’exposition dans la halle d’Art Unlimited, le secteur Art Statements (voir dernier communiqué de presse) révèle cette année 27 expositions individuelles de jeunes artistes. Les sections Artists Books, Artists Records, une vidéothèque, Art Lobby et une librairie complètent le programme.
 


Photo: Courtesy Art Basel


 

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Depuis le lancement de cette plate-forme en l’an 2000, beaucoup de grands artistes contemporains parmi les plus influents de la scène internationale ont participé à Art Unlimited. La conception de l’exposition de cette année, qui repose sur

des propositions des exposants et correspond aux éditions précédentes quant au nombre d’artistes et au niveau qualitatif, a de nouveau bénéficié de la collaboration du Genevois Simon Lamunière, un commissaire d’exposition chevronné.

En plus de la diversité impressionnante des œuvres présentées dans les secteurs principaux de l’exposition, Art Unlimited réserve encore bien d’autres découvertes pas

sionnantes aux visiteurs. Sur 12 000 m2, Art Unlimited offre aux artistes et aux galeries

une plate-forme capable d’accueillir des créations qui dépassent les limites usuelles d’un salon d’art traditionnel, notamment des sculptures, projections vidéo, installations, peintures murales, séries de photos et performances qui trouvent ici un cadre à leur mesure. Un catalogue spécial, produit en tirage limité et vendu au prix de 40 francs, accompagne l’exposition et fournit pour la première fois des textes explicatifs sur chacune des œuvres présentées dans la Halle 1 et sur la Place de la Foire.

Cette année, des œuvres d’artistes légendaires comme Sigmar Polke, Lawrence Weiner, Franz Erhard Walther, Mel Bochner, Bruce Conner, Daido Moriyama, Nan Goldin, Hans-Peter Feldmann et Jesús Rafael Soto côtoieront des travaux d’artistes

de la jeune génération, comme Thea Djordjadze, Ayse Erkmen, Bharti Kher, Mai-Thu Perret, Falke Pisano, Sterling Ruby, Banks Violette et Andro Wekua.

L’Art Basel Committee a sélectionné les artistes suivants:

Giovanni Anselmo, Tucci Russo Studio per l’Arte Contemporanea, Torre Pellice, Turin

Stephan Balkenhol, Mai 36 Galerie, Zurich; Galerie Löhrl, Mönchengladbach; Stephen Friedman Gallery, Londres; Galerie Thaddaeus Ropac, Paris / Salzbourg

Joseph Bartscherer, Galerie Nelson-Freeman, Paris

John Beech, Galerie Gisèle Linder, Bâle; Peter Blum Gallery, New York

Elisabetta Benassi, Magazzino d’Arte Moderna, Rome

Mel Bochner, Peter Freeman, New York; Nelson-Freeman Gallery, Paris

Willem Boshoff, The Goodman Gallery, Johannesburg

Vincenzo Castella, Studio La Città, Vérone

Chen Zhen, Galleria Continua, San Gimignano / Beijing / Le Moulin

Anetta Mona Chişa & Lucia Tkáčová, Christine König Galerie, Vienne

Clegg & Guttmann, Georg Kargl, Vienne; Wilkinson, Londres; Lia Rumma, Milan

Bruce Conner, Michael Kohn Gallery, Los Angeles

Matthew Day Jackson, Peter Blum Gallery, New York

Gabriele Di Matteo, Galería Pepe Cobo, Madrid

Thea Djordjadze, Monika Sprüth Philomene Magers, Berlin / Londres / Cologne

Nathalie Djurberg, Giò Marconi Gallery, Milan

Tatjana Doll, Cristina Guerra Contemporary Art, Lisbonne; Galerie Gebr. Lehmann, Dresden / Berlin

Ayşe Erkmen, Galerist, Istanbul; Galerie Barbara Weiss, Berlin

Hans-Peter Feldmann, Konrad Fischer Galerie, Düsseldorf / Berlin

Nan Goldin, Matthew Marks Gallery, New York

Paul Graham, Anthony Reynolds Gallery, Londres

Fabrice Gygi, Galerie Chantal Crousel, Paris

Håvard Homstvedt, Galleri Riis, Oslo Roni Horn, Hauser & Wirth Zurich, Zurich/Londres

Bharti Kher, Hauser & Wirth Zurich, Zurich/Londres

Moshekwa Langa, Bernier/Eliades Gallery, Athènes; The Goodman Gallery, Johannesburg

Li Dafang, Galerie Urs Meile, Beijing / Lucerne

Joseph Marioni, Galerie Mark Müller, Zurich

Anthony McCall, Sean Kelly Gallery, New York; Galerie Thomas Zander, Cologne

:mentalKLINIK, Galerist, Istanbul

Aernout Mik, carlier gebauer, Berlin

Daidō Moriyama, Taka Ishii Gallery, Tokyo; Galleri Riis, Oslo

Farhad Moshiri, Galerie Rodolphe Janssen, Bruxelles

Natsuyuki Nakanishi, SCAI The Bathhouse, Tokyo

Yoshitomo Nara,Marianne Boesky Gallery, New York; Blum & Poe, Los Angeles;Tomio Koyama, Tokyo

Hans Op de Beeck, Galleria Continua, San Gimignano / Beijing / Le Moulin

Sarah Oppenheimer, Annely Juda Fine Art, Londres; Galerie von Bartha, Bâle

Manfred Pernice, Galerie Neu, Berlin; Anton Kern Gallery, New York; Mai 36 Galerie, Zurich

Mai Thu Perret, Timothy Taylor Gallery, Londres

Goran Petercol, Galerija Gregor Podnar, Berlin / Ljubljana

Falke Pisano, Balice Hertling, Paris

Sigmar Polke, Michael Werner Gallery, New York

Sterling Ruby, Galleria Emi Fontana, Milan

Steven Shearer, Galerie Eva Presenhuber, Zurich

Sudarshan Shetty, Galerie Krinzinger, Vienne

David Shrigley, Galleri Nicolai Wallner, Copenhague; Stephen Friedman Gallery, Londres

Nedko Solakov, Galleria Massimo Minini, Brescia

Jesús Rafael Soto, Galerie Hans Mayer, Düsseldorf

Fiona Tan, Frith Street Gallery, Londres

Pascale Marthine Tayou, Galleria Continua, San Gimignano / Beijing / Le Moulin

Santeri Tuori, Galerie Anhava, Helsinki

Marcel van Eeden, Galerie Bob van Orsouw, Zurich

Banks Violette, Team, New York; Gladstone Gallery, New York

Franz Erhard Walther, Galeria Vera Munro, Hambourg

Lawrence Weiner, Lisson Gallery, Londres

Andro Wekua, Gladstone Gallery, New York; Galerie Peter Kilchmann, Zurich

Sislej Xhafa, Magazzino d’Arte Moderna, Rome

Xu Zhen, Long March Space, Beijing

Beat Zoderer, Galerie Mark Müller, Zurich; Galerie von Bartha, Bâle

Les œuvres décrites ci-après constituent un choix des projets présentés à Art Unlimited:

Au cours de plus de quarante années de carrière, Sigmar Polke (Michael Werner Gallery, New York) n’a cessé de redéfinir le sens et la nature de la peinture à travers une approche radicalement personnelle des matières et procédés. Tout le parcours de l’artiste est caractérisé par l’exploration des liens qu’il laisse sous-entendre avec des “êtres supérieurs” et d’autres mondes, par le recours à des matériaux insolites comme la poussière de météorites, du graphite magnétique, du violet pur, du cinabre et des oxydes d’argent, pour n’en citer que quelques-uns. Au début des années 1990, il débuta une série monumentale de tableaux, les “Wolkenbilder” (1992), dont les séquences exposées à Art Unlimited représentent l’unique installation du genre de Polke. Ces créations reflètent le mystère et la magie d'un créateur extraordinairement vivant au sommet de son art.

“The Ballad of Sexual Dependency” (1973–1986) est la réalisation maîtresse de l’œuvre de Nan Goldin (Matthew Marks Gallery, New York). Après avoir débuté en 1979 dans une boîte de nuit new-yorkaise pour une performance improvisée d’un soir, “The Ballad of Sexual Dependency” fut amené à sa forme actuelle au début des années 1980, avant d’évoluer au fil des ans vers une présentation de diapositives comprenant plus de 700 tableaux. Le portefeuille initial de tirages de la publication ayant formé ce chef-d’œuvre n’avait jamais été exposé au public en Europe avant Art 40 Basel.

“a. k. a.“ (2008/09), la dernière installation de photos de Roni Horn (Hauser & Wirth Zurich, Zurich/Londres), prolonge la ligne de travaux de portraits que Horn a définie au fil des ans dans le contexte élargi de son oeuvre. Dans chacune de ses créations, l'observateur est intégré comme un deuxième thème. La composition de paires et le dédoublement sont, depuis de nombreuses années, un leitmotiv de l'oeuvre de Roni Horn, et “a. k. a.“ illustre les dernières expressions de cet intérêt.

Quatre cubes transparents, en noir, blanc, jaune et bleu, sont disposés sous nos yeux comme un jeu d’esprit auquel Mondrian aurait lui aussi aimé jouer s’il avait eu accès à ces matières translucides. L’artiste vénézuélien Jesús Rafael Soto (Galerie Hans Mayer, Düsseldorf) s’est rendu célèbre par ses contributions à l’Op Art, ses sculptures cinétiques ainsi que par les liens qui l’unissaient à Jean Tinguely et Victor Vasarely. Mais il doit avant tout sa renommée à ses sculptures “pénétrables”, interactives, qui se composent d’une succession de carrés réalisés à partir d’un accrochage de tubes étroits. L'oeuvre “Untitled” (1970) est présentée pour la première fois dans le cadre d’Art Unlimited depuis une exposition en 1970 au Kunstverein de Mannheim.

Dans “Universum” (2008), une nouvelle œuvre complexe majeure, Stephan Balkenhol (Mai 36 Galerie, Zurich; Galerie Löhrl, Mönchengladbach; Stephen Friedman Gallery, Londres: Galerie Thaddaeus Ropac, Paris / Salzbourg) présente cinq immenses reliefs sculpturaux et architectoniques. En rassemblant des niveaux bi et tridimensionnels, l’artiste combine les sculptures sur bois et reliefs de son “homme ordinaire” avec des paysages, des scènes urbaines, la nature et des motifs détaillés.

L’artiste sud-africain Willem Boshoff (The Goodman Gallery, Johannesburg) a passé la majeure partie de sa vie comme druide. Pendant la durée de cette exposition, Boshoff vivra dans une cellule qu’il a lui-même fabriquée, où les visiteurs pourront observer le “Big Druid” (2009) dans ses combats de l’au-delà avec des ombres, des constructions esthétiques et des paroles. L’espace de la cellule possède une zone de repli, équipée d'étagères de présentation et d'un coin travail, où le “Big Druid” produit et présente des œuvres d’art ainsi que les processus mentaux qu’elles renferment.

Pour ses sculptures, Thea Djordjadze (Monika Sprüth Philomene Magers, Berlin / Londres / Cologne) utilise souvent des matériaux de tous les jours, fragiles, éphémères, qui émanent du vocabulaire des corrélations domestiques et évoquent la féminité: plâtre, céramique, silicone, éponges, carton, textiles et savon. Les dessins de l’artiste deviennent souvent des pièces intégrantes de ses installations. Ils dédoublent et intensifient l'expressivité tout en soulignant l'état fragmentaire, inachevé, de l'oeuvre.

L’artiste suédoise Nathalie Djurberg (Giò Marconi Gallery, Milano) a débuté en 2008 des travaux de plus grande envergure, intégrant des installations et œuvres sculpturales plus importantes à son travail filmographique. L’installation “The Rhinoceros and the Whale” (2008) se compose d’une structure en bois sur laquelle est projeté le film d’animation “Putting Down the Prey” (2008). Au dos de la surface de projection, on voit le film d’animation “The Rhinoceros and the Whale”. Les deux films ont des affinités présentent des similitudes, même si dans l’un, une fillette chasse un morse, l’incise et se coud elle-même dans son corps, tandis que dans l'autre, une femme monstrueuse accouche d'un rhinocéros.

Tatjana Doll (Cristina Guerra Contemporary Art, Lisbonne; Galerie Gebr. Lehmann, Dresden / Berlin) présente “Container Ship” (2009), une toile de près de dix mètres de long qui montre l'arrière d'un porte-conteneurs. Elle est surplombée de 24 autres tableaux, quatre séries de six tableaux de 190 x 160 cm, chacun figurant la composition quasi monochrome d’un conteneur.

Hans-Peter Feldmann (Konrad Fischer Galerie, Düsseldorf / Berlin) expose la série “100 Jahre” (1996–2000), composée de 101 photographies en noir et blanc représentant 101 personnes différentes âgées de huit semaines à 100 ans. En commençant depuis la gauche, la première photo montre le bébé “Felina” suivi, dans le sens des aiguilles d’une montre, de “Jana (1 an)”, “Richard (2 ans)”, et ainsi de suite. La série se termine sur “Maria Victoria (100 ans)”, à droite de l’entrée, ce qui donne l'impression que l'on vient de traverser tout un cycle de vie.

“The Waq Tree” (2009) de Bharti Kher (Hauser & Wirth Zurich, Zurich / Londres) se réfère à l’arbre waq-waq parlant de la tradition islamique, un arbre qui fait naître des hallucinations ou des apparitions. Son tronc évoque la sécheresse des os, ses fruits la peau vivante qui, avec le temps, s'est transformée en cire. Les branches portent plus de 2500 fruits et chacun d’entre eux est une tête - d’un homme, d’un gnome, d’un ange, d’un animal ou d’une chimère.

Anthony McCall (Sean Kelly Gallery, New York; Galerie Thomas Zander, Cologne) est connu pour ses installations “Solid Light”, un groupe d’œuvres qu’il a débuté en 1973 par une réalisation d’avant-garde, “Line Describing a Cone”, où une forme conique tridimensionnelle se construit peu à peu dans l’espace à partir du faisceau lumineux d’un projecteur. “Leaving (with Two-Minute Silence)” (2009), le travail le plus récent d’une série développée en 2003 et dont l’élément structurel central est un “voile sonore”, s'inscrit quelque part entre la sculpture, le film et le dessin.

Les installations vidéo d’Aernout Mik (carlier gebauer, Berlin) évoquent des tentatives de reconstruire des événements à la limite de la réalité sociale à travers des situations façonnées par un travail long et complexe, des confrontations du quotidien telles qu'en vivent par exemple les voyageurs aux contrôles de sécurité des aéroports pour le travail “touch, rise and fall” (2008). La mise en scène de Mik présente un scénario dont la structure hiérarchique et formelle s’interpénètre; aucun récit manifeste n’est imposé; l’œuvre repense les extrêmes de l’ordre de sorte que la caméra glisse finalement à travers l’absurdité d’une réalité dissolue, caractérisée par une évocation presque rituelle et l’exagération irrationnelle de répétitions, déformations et actions mimétiques.

“Torre de Málaga” (2007) de Yoshitomo Nara (Marianne Boesky Gallery, New York; Blum & Poe, Los Angeles; Tomio Koyama, Tokyo) fut réalisé pour l’exposition de l’artiste au Centro de Arte Contemporáneo de Malaga en Espagne, en septembre 2007. L'installation créée en coopération avec le groupe de collaborateurs YNG de Nara se compose de matériaux obtenus à partir d'objets recyclés et d'une structure en bois inspirée de la construction du musée. La base de l'oeuvre est fournie par un espace reproduisant l'atelier de l'artiste, où l'on voit des tableaux, des sculptures et des douzaines de dessins.

Hans Op de Beeck (Galleria Continua, San Gimignano / Beijing / Le Moulin) a créé “Location (6)” (2008), une installation sculpturale d’une ampleur monumentale, en se référant à des constructions panoramiques historiques réalisées en Europe au cours des deux siècles passés. “Location (6)” se compose d’un bosquet d’aspect sculptural, rempli de brouillard et d’une lumière blanche, qui fait penser à un vaste paysage enneigé, aux arbres desséchés, se livrant aux regards à partir d'un poste d’observation accessible par un long couloir étroit.

Marcel van Eeden (Galerie Bob van Orsouw, Zurich) est né aux Pays-Bas en 1965, et cette date est d'une importance capitale dans son oeuvre. Ses petits dessins au crayon sur papier s'inspirent en effet de motifs empruntés à des revues, livres et archives datant tous de l’année de naissance de l’artiste. Une nouvelle série, réunissant environ quatre-vingts dessins encadrés, est exposée cette année à Art Unlimited et présente la collection imaginaire de Matheus Boryna, célèbre amateur d’art, que des marginaux du monde de l’art fascinent davantage que des artistes établis. Chacune des œuvres fictives porte le sceau “M.B.” authentifiant tous les dessins de l’immense collection de Matheus Boryna, selon la pratique jadis courante pour les précieuses pièces des collections graphiques.

“By the Window” (2008) d’Andro Wekua (Gladstone Gallery, New York; Galerie Peter Kilchmann, Zurich) combine les ressources de la sculpture et du film pour la construction d’un espace flirtant avec les limites physiques et psychologiques. Dans sa globalité, l’installation qui recourt à divers médias accumule des images émotionnellement chargées, inventées ou juste présentées, face auxquelles l’observateur est constamment retenu au seuil de la compréhension.

Intitulé “The Starving of Sudan” (2008), le travail provocant de Xu Zhen (Long March Space, Beijing) est une nouvelle mise en scène de la situation tragique constituant le sujet de la photo qui valut le prix Pulitzer à Kevin Carter en 1994, peu avant son suicide. Pour Xu Zhen, le système d’interprétation complexe, qui avait fait naître bien des polémiques autour du contexte et de la réception de la photo de Carter, devient problématique surtout si l'on établit un lien avec la souffrance de son sujet, une petite fille inconnue, abandonnée à son sort. Dans ce sens, le travail de Xu Zhen pose la question des rapports de force entre l’œuvre et l’observateur, entre la conceptualité et l’éthique, entre la passivité et la subjectivité.

 

20.05.2009
Art Basel

 

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